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CLIMAT de Grenoble et de l'Isère
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QUELQUES EVENEMENTS REMARQUABLES en ISERE |
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Evolution des températures à SMH durant l'été 2026 ![]() Historique des températures moyennes lors des étés depuis 1878 sur l'agglomération Grenobloise |
Eté 2026 RECORD (Tm=26,0°C, écart de +3,7°C/moy 1991-2020), le plus chaud de l'histoire à SMH devançant celui de 2003 (25,4°C) qui restait dans toutes les mémoires. Juillet et août 2026 deviennent les 2 mois les plus chauds (tous mois confondus) pour SMH. On décompte durant cet été à SMH : 22 nuits tropicales (Tn>=20°C), 31 jours de canicule (Tn>=19°C et Tx>=34°C) et 44 jours de très fortes chaleurs (Tx>=35°C). Par contre, pas de record de température maximale lors de ces 2 mois, le maximum de cet été culminant à 40,4°C les 2 et 13 août. 2003 demeure, cependant, dans les annales pour son mois de juin exceptionnel. Températures : - juin : Avec une seconde quinzaine record, juin 2026 se classe au 3ème rang des mois de juin les plus chauds (Tm=24,5°C) après ceux de 2003 et 2025. SMHg bat son record de température maximale pour un mois de juin (39,9°C le 22 ; ancien record : 39,3°C le 25/06/2025) A St-Martin-d'Hères, on relève 12 jours consécutifs avec des Tx supérieurs à 35°C et la dernière décade de juin devient la plus chaude jamais enregistrée depuis le début des relevés (tous mois confondus). En juin 2026, SMH a connu 8 journées "canicule" avec les critères Météo-France (seuil de 19°C et 34°C). - juillet : Il a été marqué par des conditions exceptionnellement chaudes tout au long du mois dans la continuité de la canicule historique de la fin juin. Sur l'agglomération Grenobloise, ce mois de juillet (Tm=26,8°C) devient le plus chaud, tous mois confondus. On décompte 17 jours avec une Tx≥35°C (records précédents : 14 jours en juillet 2015 et 13 jours en juillet 2022). - août : également le + chaud historique à SMH (Tm=26,8°C) Les fortes chaleurs se poursuivent avec de nombreuses périodes caniculaires lors des 2 premières décades. A signaler, la nuit du 27 au 28, particulièrement chaude sur Grenoble (plus de 32°C à minuit et encore près de 30°C à 6h du matin sous les fortes bouffées de SW (112 km/h relevé au Versoud en fin de nuit, un record pour ce poste). Précipitations estivales : largement déficitaires (-29% par rapport à la moyenne 1991-2020) malgré un mois d'août quasi-normal (grâce aux passages pluvio-orageux de la seconde quinzaine) Eté très faiblement arrosé malgré quelques journées pluvio-orageuses en juin (les 4, 18, 24 et 25), juillet (orage fort le 25 sur Grenoble avec fortes manifestations électriques ainsi que le 31) et août (les 16, 20, 21 et 24) Evolution des températures estivales et des épisodes de canicule sur l'agglomération Grenobloise SEPTEMBRE 2026 : 2ème mois de septembre le + chaud et des records de températures maximales. Les conditions estivales se poursuivent durant la première semaine de septembre 2026. Entre les 4 et 7, de nombreux records mensuels de température maximale sont battus sur l’Hexagone, l’Isère comprise, avec des valeurs remarquables aussi bien en plaine qu’en montagne (voir carte à droite). Pour plusieurs postes (St‑Geoirs, Sablons..), les records du 4 septembre sont à nouveau dépassés le 7. Au Versoud et à St‑Martin‑d’Hères, le record est même battu par trois fois, avec un dernier maximum le 8. Une bascule brutale du régime intervient ensuite avec le passage d’une perturbation pluvieuse, localement orageuse, les 8 et 9 septembre, provoquant une chute de la température moyenne de près de 11°C en 24 h à SMH (chute de 18°C de la maximale entre le 8 et le 9). Ces deux journées apportent la quasi‑totalité des pluies du mois. Les températures maximales remontent ensuite en flèche, avec un pic de chaleur le 15 atteignant 33,7°C, puis se maintiennent entre 25 et 31°C jusqu’à la fin du mois. Les minimales restent, quant à elles, proches des normales. Bilan de septembre 2026 à St-Martin-d'Hères : derrière sept 2023 (22,0°C) et fortement déficitaire en pluie (20,3 mm ; -78% par rapport à la moyenne 1991-2020, 12ème rang des mois de septembre les + secs depuis 1893) En Isère (carte à gauche) ainsi que sur l'Hexagone (--> depuis 1900), septembre 2026 se classe, comme pour SMH, au second rang des + chauds derrière septembre 2023. |
Au niveau du département de l'Isère, 2026 se classe, globalement, au 1er rang des plus chauds devant 2003 et 2022 même si pour certains postes l'été 2003 demeurent encore la plus chaude. Cependant, malgré cet été caniculaire, aucun record de température maximale n'a été battu durant les mois de juillet et août pour les postes de notre panel. L'écart moyen par rapport à la moyenne 1991-2020 est de +3,6°C (à partir des 13 postes). Au niveau national, l'été 2026 a, également, été le + chaud jamais enregistré (+0,9°C par rapport à l'été 2003 à partir de 30 stations de MF) et le même écart de +3,6°C par rapport à la normale 1991/2020 que pour le département de l'Isère. |
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mais, aussi, au niveau de l'ISERE A Grenoble mais également au niveau du département de l'Isère, juillet 2026 devient le mois de juillet le plus chaud de l'histoire. Il a été marqué par des conditions exceptionnellement chaudes tout au long du mois dans la continuité de la canicule historique de la fin juin. Le département a été placé à plusieurs reprises en vigilance orange canicule. Sur l'agglomération Grenobloise, ce mois de juillet (Tm=26,8°C) devient le plus chaud, tous mois confondus, devant juillet 2022 (26,3°C), juillet 2006 (26,2°C) et août 2003 (26,1°C). On décompte 17 jours avec une Tx>35°C (max précédents : 14 jours en juillet 2015 et 13 jours en juillet 2022). Globalement, au niveau de l'Isère, l'écart par rapport à la moyenne 1991-2020 est de +3,4°C pour ce mois de juillet 2026. Plusieurs stations de l'Isère ont franchi la barrière des 40 degrés : Sablons (40,3°C le 12), St-Martin-d'Hères (40,3°C le 14) et Coublevie (40,2°C le 14). Juillet 2026 a aussi été, à l'échelle nationale, le mois le plus chaud jamais enregistré depuis le début des mesures en 1900, avec une température moyenne de 24,9 °C (anomalie de +3,8°C par rapport aux normales 1991-2020), devant août 2003 (24,8°C) et juillet 2006 (24,4°C). Alors que la France a enregistré un déficit pluviométrique proche de 70 %, faisant de juillet 2026 le troisième mois de juillet le plus sec depuis le début des relevés (après 2022 et 2020), l’Isère s’en sort légèrement mieux. Quelques épisodes orageux, notamment les 10 et 16 juillet, ont apporté 15 à 30 mm de pluie selon les secteurs. Grâce à ces dégradations localisées, le département ne présente qu’un déficit d’environ 50 % par rapport à la moyenne 1991-2020. Evolution des températures estivales et des épisodes de canicule sur l'agglomération Grenobloise |
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sur Grenoble mais aussi sur le nord du département Au niveau national, Juin 2026 rentre dans l'histoire comme le mois de juin le + chaud (depuis 1930 à partir de 30 stations). Lors de ce mois, de nombreux records absolus et mensuels de température maximale ont été battus et cela, dans de nombreux départements. La vigilance rouge canicule a été activée sur près de 3/4 des départements métropolitains au plus fort de la canicule. En Isère, juin 2003 reste, pour l'instant, la référence en température mensuelle moyenne mais de nombreux records de température maximale pour un mois de juin ont été battus lors de ce mois de juin 2026 (en plaines et vallées). |
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Episode de chaleur exceptionnel en Isère, surtout, par sa durée. |
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Grenoble mais aussi au niveau départemental Mis à part la 1ère semaine qui a connu quelques épisodes pluvieux et des températures relativement clémentes; pour le reste, juin 2025 a enchaîné à SMH des journées particulièrement chaudes avec 8 jours avec des maximales >35°C et 21 jours avec des maximales >30°C. Au niveau départemental, juin 2025 se classe également au second rang des + chauds derrière juin 2003 avec un écart moyen de +4,0°C par rapport à la moyenne 1991-2020. Second rang pour tous les postes répertoriés sur la carte ci-contre. Le 25 juin a été la journée la + chaude du mois avec plusieurs records de température maximale battus pour un mois de juin (voir tableau à gauche) |
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En fin d'après-midi du dimanche 1er septembre 2024, de virulentes cellules orageuses, pris dans le flux de sud ont touché le Trièves et Belledonne avant de remonter sur l'agglomération grenobloise provoquant de violentes rafales de vent (99,7 km/h à St-Pierre-les-Egaux (950m), 95 km/h au Versoud, 90 km/h à Grenoble-CEA) et de très fortes précipitations en très peu de temps. Sur les images radar (à gauche), aucune pluie sur Grenoble centre à 17h et plus que des pluies éparses après 18h. Les plus fortes intensités se sont produites entre 17h18 et 17h48 (près de 58 mm en seulement 30 minutes). Sur Grenoble : des voies de tram et des caves ont été inondées, des arbres déracinés et de nombreuses branches cassées, quelques coupures électriques ou téléphoniques. Le poste de Grenoble-CEA (située sur la presqu'île, proche de la jonction entre le Drac et l'Isère) relève des cumuls max de pluie de : - 19,4 mm en 6 minutes (entre 17h24 et 17h30) - 37,5 mm en 12 minutes (entre 17h18 et 17h30) - 51,6 mm en 18 minutes (entre 17h18 et 17h36) - 57,8 mm en 30 minutes (entre 17h18 et 17h48): cette valeur semble être un RECORD pour le département, sachant que les relevés infra-horaires ne sont disponibles sur les stations de MF que depuis les années 1980/1990 pour les plus anciennes et que les mesures sont dépendantes de la disponibilité de toutes les données 6 minutes pour être validées. - 60,8 mm sur 1 heure glissante (entre 17h12 et 18h12) (Attention, les valeurs max sur cette carte ne sont pas exhaustives car portant sur, finalement, assez peu d'années avec, parfois, bcp de manques de données 6mn, donc certaines intensités non calculables) Sur le département de l'Isère, ces intensités remarquables n'ont été observées que sur ce poste, certainement exacerbées par les reliefs proches du Vercors et de la Chartreuse lorsque l'orage s'est engouffré dans la cluse de Voreppe. A St-Martin d'Hères, à 5km, il n'est tombé que 16 mm en 1h. Par contre, la station d'Albertville (en Savoie) a connu des intensités semblables à 1 heure d'intervalle (59,3 mm relevés entre 18h12 et 19h12). |
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La rivière Isère a connu une très forte crue avec un maximum le 15 novembre en mi-journée. Les sols saturés par les épisodes pluvieux qui se sont succédés depuis le 19 octobre, suivies de fortes pluies sur les Savoies le 14 novembre ont gonflé tous les affluents de l'Isère. A signaler aussi une isotherme 0°C temporairement à plus de 3000m qui a eu pour conséquence la fonte d'une partie de la neige tombée ces derniers jours et entraîné un surplus de ruissellement vers les vallées alpines (20cm de manteau neigeux en moins à 2200m sur le massif de Belledonne entre le 13 et le 14/11). Tous ces éléments ont fait monter l'Isère à une hauteur de 3,46m à 11h55 à la station de Grenoble/Bastille et cette station a enregistré un débit de 1036,5 m3/s à 11h10, soit l'équivalent du volume d'une piscine olympique toutes les 3 secondes (dépassant largement les débits des crues historiques de 2015 et 2001). En terme de débit, c'est la valeur la plus élevée du XXIème siècle sur le poste de Grenoble/Bastille. Malgré ces débits énormes, les digues de l'Isère ont bien joué leur rôle sur l'agglomération Grenobloise, de rares débordements très limités, principalement à La Tronche (voir photos du quai Charpenay ci-contre). Cette crue a été très rapide mais le niveau de l'Isère est redescendu presque aussi vite qu'il était monté, laissant beaucoup de boues, limons et branchages sur les berges; hauteur de l'Isère : 1 m le 14 à 04h -> 3,46 m le 15 à 11h10 -> 1 m le 17 à 07h15. |
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Seconde CRUE (1er déc 2023) : avec les fortes pluies du 30 nov et du 1er déc 2023 (cumul de 84 mm en 2j à SMH), nouvelle crue remarquable de l'Isère, à peine 15 jours après la crue exceptionnelle du 15 novembre. Débit maxi : 770 m3/s le 1er à 23h35 Hauteur maxi : 2,59m le 1er à 21h15 |
3ème grosse CRUE de l'Isère avec 2 pics (les 12 et 13 déc 2023) : Redoux généralisé avec importante fonte nivale (isotherme 0°C à plus de 2600m) et des pluies marquées provoquent en, à peine, un mois, une 3ème crue de l'Isère qui se fait en 2 temps du 11 au 13 décembre 2023 Débit maxi : 913 m3/s le 12 (04h40) et 934 m3/s le 13 (9h55) Hauteur maxi : 3,06m le 12 (04h40) et 3,13m le 13 (9h55) (crue à 2.98 m ; débit de 890 m3/s) |
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Crues de l'Isère (historique et durée de retour) La crue de l’Isère du 15 novembre 2023 a eu un débit maximal de 1037 m³/s à Grenoble (Bastille). C’est le débit le plus fort enregistré depuis l’automatisation de la station (il y a environ 40 ans). Cette crue est très légèrement au-dessus de celle du 2 mai 2015 (1010 m³/s), la durée de retour d'une telle crue est estimée entre 10 et 20 ans si l'on se réfère au tableau des durées de retour ci-contre à droite. En hydrologie, on parle de crue exceptionnelle lorsqu’elle dépasse une crue centennale , c’est-à-dire une crue dont la probabilité de survenir est de 1 % par an (débit autour de 1200-1250 m³/s à Grenoble). La crue de référence de l'Isère à Grenoble demeure celle du 2 novembre 1859 (débit d'environ 1800 m³/s) avec une durée de retour d'un tel évènement estimée à 200 ans). La marque de cette crue bicentenale est toujours visible en face du 22 quai Perrière ->photo). Sur le tableau à gauche, toutes les crues recensées depuis 1650 avec une hauteur (Bastille) >3 m ou un débit estimé > 800m³/s. |
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Image radar de précipitations (18/09/2023 à 6h locales) Nb : en rouge, les plus fortes intensités les croix représentent les impacts de foudre Image radar de précipitations (le 18/09/2023 à 10h locales) ![]() |
Le 18 septembre 2023, dans un flux de sud-sud-ouest très instable, des cellules orageuses se sont succédées entre l'Ardèche, la Drôme et le Nord-Isère générant de très forts cumuls de pluie par endroits. Elles ont particulièrement impacté l'ouest de la Bièvre et, notamment, les communes de Revel-Tourdan et de Beaurepaire. Bilan: nombreuses caves et maison inondées, routes coupées, coulées de boue, coupures électriques mais, heureusement, pas de victimes. A la station Météo-France de Beaurepaire (288m), située entre ces 2 communes, des intensités exceptionnelles (record pour certaines, en rouge sur le tableau) ont été relevées : Au regard du tableau des records extrait de la base de données des pluies extrêmes de Météo-France (ci-dessous), les cumuls sur 6h et 12h de Beaurepaire sont de nouveaux records absolus pour le département de l'Isère (à confirmer par MF). A titre de comparaison, les valeurs mensuelles moyennes de pluie à la station Météo-France de Beaurepaire. Les cumuls climatologiques journaliers du 17 (86,7mm ) et 18/09 (84,4 mm) sont, par contre, très inférieurs au cumul sur 12 heures ( 170,9 mm ) car les intempéries ont touché les communes entre 3h et 15h et une journée climatologique (en été) mesure la quantité de pluie du jour J à 8h au jour J+1 à 8h locales. |
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(Carte élaborée avec les données dans la base de Météo-France à la date du 23/09/2023) |
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SEPTEMBRE 2023 le plus chaud en température moyenne depuis le début des mesures sur le département de l'ISERE |
Températures maximales : Dans la continuité d'un été 2023 exceptionnellement chaud, poursuite des fortes chaleurs lors de la 1ère décade avec plusieurs records de température maximale pour un mois de septembre battus les 4, 10 et 11/09 ( Températures moyennes de sept : Malgré une baisse ensuite des températures lors des 2 autres décades, la température mensuelle moyenne à St-Martin-d'Hères s'inscrit comme la plus élevée jamais observée pour un mois de septembre loin devant 1929 et 1961. Le bilan au niveau départemental est pratiquement le même (+3,6°C en moyenne/moy1991-2020) avec 12 stations sur 14 qui établissent un nouveau record de température mensuelle pour un mois de septembre (voir carte ci-contre). Insolation : Malheureusement, plus d'insolation représentative disponible sur l'agglomération Grenobloise. En revanche, second mois de septembre le plus ensoleillé après septembre 2018 pour les stations de St-Geoirs (+31%/normale 1991-2020) et Lyon-Bron (+36%/normale 1991-2020). Un été sans fin.....(1ère décade oct ): Les valeurs estivales sont encore au programme et plusieurs records de température maximale tombent les 2, 3, 9 et 10 octobre. |
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Canicule exceptionnelle (fin août 2023) prolongée par un mois de septembre historique (voir ci-dessus) |
L'agglomération grenobloise a connu une vague de chaleur tardive exceptionnelle en ce mois d'août 2023. Le poste de St-Martin-d'Hères a enregistré pendant 15 jours consécutifs des maximales à plus de 35°C (du 11 au 25) et 5 jours à plus de 40°C (du 20 au 24) avec, à la clé, un nouveau record absolu de 42,6°C ). De nombreux postes du réseau de Météo-France ont également établi de nouveaux records absolus lors de cette journée du 24 août. Cette longue période de canicule a pris fin avec le passage d'une perturbation orageuse, très active sur l'agglomération dans la nuit du 26 au 27 (cumul de 56,5 litres/m2 à St-Martin-d'Hères). Chute brutale des températures avec une maximale de seulement 19,2°C le 27 ( en l'espace de 3 jours, baisse de plus de 23 degrés pour la maximale !) Au bilan mensuel, avec une 1ère semaine et une dernière prévue, relativement fraîches, août 2023 se classe au 3ème rang des + chauds depuis 1878 pour le poste de St-Martin-d'Hères après 2003 et 2022. L'été 2023 se classe également au 3ème rang des + chauds sur l'agglomération Grenobloise. A très haute altitude, dans la nuit du 20 au 21 août 2023, le radionsondage de Payerne (au N-E de Genève) a mesuré l'isotherme 0°C à 5298m (altitude record depuis le début des mesures en 1954; ancien record: 5184m le 25/07/2022). A noter que la barre des 5000m n'avait été franchie que 3 fois depuis le début des mesures (la 3ème valeur étant 5117m le 20/07/1995). Classement bouleversé en septembre avec plusieurs valeurs au-dessus des 5000m dont une valeur proche du record : 5253m (le 04/09/2023). Avec ce nouveau dôme de chaleur, les températures sous abri s'affolent et cette chaleur va perdurer tout au long de la première décade de septembre faisant tomber plusieurs records mensuels (voir carte de gauche). --> Retour sur l'été 2003 (ci-dessous) --> Focus sur les températures extrêmes observées en Isère |
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Retour sur l'Eté 2003 le plus chaud en température moyenne depuis le début des mesures sur le département de l'ISERE |
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Malgré la succession, ces dernières années, d'étés très chauds avec des périodes caniculaires, l 'été 2003 (écart de +3,5°C / moyenne 1991-2020) demeure pour le moment et assez largement le plus chaud jamais enregistré en Isère (en température moyenne). Il devance de près de 0,9°C, en moyenne, l'été 2022 et de 1,8°C l'été 2023. Aucun secteur du département n'avait été épargné à l'époque, par ces températures d'un niveau jamais atteint auparavant. Ce sont surtout les mois de juin 2003 (écart de +4,8°C/moyenne 1991-2020) et d'aout 2003 (écart de +4,0°C /moyenne 1991-2020) qui ont été exceptionnels par la persistance de la chaleur. Durant ces 2 mois, toutes les stations (des cartes de gauche) ont établi des records mensuels de température moyenne qui sont toujours d'actualité au 15/09/2023. Le mois de juillet 2003 est resté en léger retrait (écart de +1,6°C /moyenne 1991-2020) mais, malgré tout, le 7ème le plus chaud depuis le début des mesures. A noter que les écarts ont été calculés par rapport à la moyenne trentennaire la plus récente (également la plus chaude). Par conséquent, ces écarts seraient encore plus importants s'ils étaient faits à partir de la moyenne 1981-2010 ou d'une référence trentennaire plus ancienne. En terme de températures maximales quotidiennes , certains des records de 2003 ont été battus mais d'autres résistent toujours (surlignés en rose sur la carte ci-contre). Ils avaient été établis lors des journée du 12 et 13 août, les plus éprouvantes de cet été 2003. Plusieurs records de 2003 ont été battus lors de l'été 2023 (-->voir carte) |
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Retour sur le mois de JANVIER 1985 en Isère le + froid des mois de janvier depuis l'après-guerre |
En ce début d'année 1985, un flux de nord-est dirige une masse d'air glacial en provenance de l'Europe de l'Est vers la France et les Alpes. Une vague de froid longue et intense s'abat sur l'Isère avec, pratiquement, 15 jours sans dégel. Les journées les plus froides sont celles du 5 au 9 janvier. En plaines et vallées, les températures les plus basses sont relevées le 7 avec -24,6°C à St-Geoirs, -24,0°C à La Côte-St-André, -18,3°C à Vienne, -17,9°C à St-Martin-d'Hères. En altitude, la température s'abaisse à -28,0°C à Villard-de-Lans. Au cours de cette période, des colonnes de glace tapissent les murs de certains immeubles grenoblois et la municipalité fait appel à des guides de haute montagne pour les briser. Chutes de neige en tout début de mois, 16cm relevés le 2 à St-Geoirs, 10cm à Lyon-Bron et Grenoble. Après le 18 janvier 1985, retour de températures plus clémentes sous l'effet d'un courant océanique plus doux et plus perturbé. Ci-dessous, les nombres de jours avec dépassement de seuils de gelées ainsi que les nombres de jours sans dégel (Tmax<0°C) |
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| Globalement au niveau départemental, le mois de janvier 1985 a été le plus froid en température moyenne depuis 1945, devançant de peu janvier 1963 et un peu plus largement janvier 1987 et 1971 (classement à partir de 20 postes). Plusieurs records de températures minimales datent encore de janvier 1985🔗. |
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_ Retour sur la SECHERESSE EXCEPTIONNELLE de 1976 |
Pour les plus anciens, la sécheresse de 1976 est restée dans toutes les mémoires. Elle a été tellement impactante pour le pays qu'elle avait entraîné la création d'un impôt pour compenser les pertes des agriculteurs. Elle a davantage affecté le nord et l'ouest du pays mais elle a également été exceptionnelle en Isère. 1976 demeure la référence aux regards des données relevées dans les stations de l'Isère depuis 1950. Les cumuls de pluie du 1er semestre 1976 sont et restent, globalement, les plus faibles jamais enregistrés devant ceux de 2022 et 2003. Pour la grande majorité des postes disponibles (34 sur 46), le 1er semestre 1976 se classe au 1er rang des plus secs; second rang pour 7 stations et 3ème rang pour les 5 dernières stations du panel. Spatialement sur l'Isère, le déficit des cumuls de pluie de janvier à juin 1976 s'établit à -54%(par rapport à la moyenne 1971-2000) et de -50% par rapport à la moyenne 1991-2020). Côté températures, il a fait très chaud du 12 juin au 17 juillet 1976 ( 24 jours à + de 30°C et 12 jours à + de 32°C avec des pics à 34°C). En juillet, on relève des averses au début du mois puis de fortes pluies orageuses les 18 et 19 juillet ainsi que le 31 mais pas suffisantes pour résorber la sécheresse. En août, des averses se produisent du 8 au 10 et autour du 15 août, puis, enfin, du temps plus perturbé à partir du 28 août 1976. |
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Comparatif Sécheresse 1976 et 2022 |
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Les cumuls de pluie (entre janvier et juillet) de 1976 et 2022 sont très proches. - très peu de pluies pour les 2 épisodes jusqu'en avril - mai et juin plus secs en 1976 qu'en 2022 mais davantage d'évaporation en 2022 sous des températures beaucoup plus élevées avec notamment un mois de mai record. - juillet 1976 bénéfice de quelques journées orageuse alors que 2022 reste sec et exceptionnellement chaud. Au final (fin juillet), les 2 sécheresses sont similaires en terme de déficit pluviométrique mais la chaleur a été nettement plus forte en 2022 occasionnant un assèchement supplémentaire des sols. Par conséquent, sur la période de janvier à juin : sécheresse plus marquée en 1976 mais sur la période de janvier à juillet :2022 devance 1976. La période sèche de 2003 arrive juste derrière celles de 1976 et 2022 et se démarque avec un été RECORD, à ce jour, jamais égalé. |
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Retour sur l'HIVER 1963 le + froid depuis la fin du XIXème siècle |
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L'hiver 1962-1963(déc 1962-fév 1963) a été le plus froid que l'Isère ait connu depuis 1891, -5,4°C en dessous de la moyenne trentennaire 1991-2020 à Grenoble.🔗 Au cours de cet hiver, succession de 4 vagues de froid : - 1ère semaine de décembre - autour de Noël (du 24 au 28/12) - la plus importante du 12/01 au 07/02) - la dernière semaine de février Les températures moyennes au niveau départemental sont restées en dessous des -10°C du 24 au 27 décembre,les 13 et 14 janvier, du 22 au 24 janvier ainsi que du 31 janvier au 04 février. Noël 1962 n'a jamais été aussi froid à Grenoble (-14,1°C). Les lacs d'Annecy, de Paladru et de Laffrey ont gelé au cours de l'hiver, la rivière Isère également. Ci-dessous, les nombres de jours avec dépassement de seuils de gelées ainsi que les nombres de jours sans dégel (Tmax<0°C) |
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Comparatif de l'hiver 1954 avec ceux de 1956 et 1963 |
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Evolution des températures MOYENNES journalières lors des 3 hivers Tmoy = (Tmin + Tmax)/2 |
L'hiver 1954 est connu par le cri d’alarme poussé par l’abbé Pierre (le 1er février 1954) en faveur des "sans-logis", à la suite d'une vigoureuse vague de froid qui avait, particulièrement, touché le nord et le nord-est du pays dès le début du mois de janvier. L'Isère, quant à elle, a connu 2 périodes très froides en 1954 : - la 1ère décade de janvier (plus froide qu'en 1956 et 1963) - et la 1ère semaine de février (du même niveau que celles de 1956 et 1963). Cependant, sur notre département, l'hiver 1954 demeure, globalement, assez largement derrière les épisodes hivernaux extrêmes de 1956 et 1963. Point commun de ces 3 hivers remarquables : une première semaine de février glaciale. |
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_ _________ Eybens _____________La Côte-St-André _______________Monestier _________________ Vaujany ________________ Lyon-Bron |
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Evolution des températures MINIMALES journalières lors des 3 hivers |
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_ _________ Eybens _____________La Côte-St-André _______________Monestier _________________Vaujany ________________ Lyon-Bron |
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Retour sur le mois de FEVRIER 1956 en Isère |
Vague de froid polaire exceptionnel en ce mois de février 1956 en Isère comme sur l'ensemble du pays. Février 1956 demeure d'ailleurs le mois de février le plus froid jamais enregistré sur l'agglomération Grenobloise depuis 1878🔗, soit -11 degrés en-dessous de la moyenne trentennaire actuelle la plus récente (1991-2020) Lors de ce mois, abondantes chutes de neige dans la vallée du Rhône (22cm à Lyon) jusqu'en Provence (40cm à Avignon) mais aussi sur la Côte d'Azur. A Eybens (8cm du 12 au 13). Il a fait tellement froid tout au long du mois que le Rhône et l'Isère ont gelé par endroits et que des voitures pouvaient rouler sur le lac de Laffrey, l'épaisseur de glace étant particulièrement épaisse. Lors des jours les plus froids (2, 10 et 11/02), la température moyenne journalière sur les postes en plaines et vallées iséroises était de l'ordre de -15°C. Ci-dessous, les nombres de jours avec dépassement de seuils de gelées ainsi que les nombres de jours sans dégel (Tmax<0°C) |
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