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Juin 2025 : second mois de juin le + chaud de l'histoire à Grenoble mais aussi au niveau départemental

Juin 2025

Mis à part la 1ère semaine qui a connu quelques épisodes pluvieux et des températures relativement clémentes; pour le reste, juin 2025 a enchaîné à SMH des journées particulièrement chaudes (8 jours avec des maximales >35°C et 21 jours avec des maximales >30°C).
Le record pour un mois de juin a été battu le 25 juin à SMH avec 39,3°C (ancien record 38,6°C en 2022).
Juin 2025 se classe au second rang des + chauds depuis 1878 derrière juin 2003 (en température mensuelle moyenne, voir graphe de droite), soit une anomalie de +4,1°C / moyenne 1991-2020.
À noter également un record de température minimale la + élevée pour un mois de juin à SMH (23,3°C le 31, ancien record 22,9°C en juin 2017).

Versoud 2003 vs 2025

Pas de données journalières à SMH en 2003 pour comparaison, mais les données de l'aérodrome du Versoud permettent de voir que la chaleur a été plus homogène tout au long du mois de juin 2003 (par rapport à 2025) avec des maximales, en moyenne, plus élevées (+1,0°C).

Anomalies 2003 vs 2025

Au regard des températures moyennes quotidiennes, anomalies plus fortes en 2003 entre le 4 et le 17, mais de plus fortes valeurs à partir du 18 en 2025 avec l'épisode de "Grande Chaleur" et de canicule en dernière décade.

Grande Chaleur SMH

Cette vague de "Grande Chaleur" se prolonge jusqu'au 4 juillet. La durée de cet épisode pour SMH (si l'on considère des critères un peu plus larges que ceux de MF, une température moyenne quotidienne >26,5°C sur au moins 3 jours consécutifs) est une des plus longues jamais enregistrées (11 jours consécutifs au 30 juin).
Cet épisode ne se terminera que le 4 juillet, soit une durée de 15 jours consécutifs (durée supérieure à celle de 2023, la plus longue auparavant avec ces critères et qui avait eu lieu en août).
Sur le graphique, il est noté "Grande Chaleur" car ces critères sont légèrement différents de ceux utilisés par MF pour qualifier un épisode de canicule (tn ≥ 19°C et tx ≥ 34°C sur au moins 3 jours consécutifs).

Les périodes officielles de CANICULE (critères MF) sont disponibles ici
et le nombre de jours de canicule annuel et mensuel ici

Températures départementales

Au niveau départemental, juin 2025 se classe également au second rang des + chauds derrière juin 2003 avec un écart moyen de +4,0°C par rapport à la moyenne 1991-2020.
Second rang pour tous les postes répertoriés sur la carte ci-contre.

Records du 25 juin

Le 25 juin a été la journée la + chaude du mois avec plusieurs records de température maximale battus pour un mois de juin (voir tableau à gauche).

1er sept 2024 : Cumul de pluie RECORD en 30 minutes sur Grenoble

Radar CEA 17h

En fin d'après-midi du dimanche 1er septembre 2024, de virulentes cellules orageuses, prises dans le flux de sud, ont touché le Trièves et Belledonne avant de remonter sur l'agglomération grenobloise, provoquant de violentes rafales de vent (99,7 km/h à St-Pierre-les-Egaux (950m), 95 km/h au Versoud, 90 km/h à Grenoble-CEA) et de très fortes précipitations en très peu de temps.

Radar CEA avant 17h Radar CEA après 18h

Sur les images radar ci-dessus : aucune pluie sur Grenoble centre à 17h et plus que des pluies éparses après 18h. Les plus fortes intensités se sont produites entre 17h18 et 17h48 (près de 58 mm en seulement 30 minutes).
Sur Grenoble : des voies de tram et des caves ont été inondées, des arbres déracinés et de nombreuses branches cassées, quelques coupures électriques ou téléphoniques.

Cumul CEA

Le poste de Grenoble-CEA (sur la presqu'île, proche de la jonction entre le Drac et l'Isère) relève des cumuls max de pluie de :
– 19,4 mm en 6 min (entre 17h24 et 17h30)
– 37,5 mm en 12 min (entre 17h18 et 17h30)
– 51,6 mm en 18 min (entre 17h18 et 17h36)
57,8 mm en 30 min (entre 17h18 et 17h48) : cette valeur semble être un RECORD pour le département, sachant que les relevés infra-horaires ne sont disponibles sur les stations de MF que depuis les années 1980/1990 pour les plus anciennes et que les mesures sont dépendantes de la disponibilité de toutes les données 6 min pour être validées.
– 60,8 mm sur 1 heure glissante (entre 17h12 et 18h12)
carte des RR1h max en Isère

(Attention, les valeurs max sur cette carte ne sont pas exhaustives car portant sur assez peu d'années, avec parfois beaucoup de manques de données 6 min, donc certaines intensités non calculables.)

Sur le département de l'Isère, ces intensités remarquables n'ont été observées que sur ce poste, certainement exacerbées par les reliefs proches du Vercors et de la Chartreuse lorsque l'orage s'est engouffré dans la cluse de Voreppe.
À St-Martin d'Hères, à 5 km, il n'est tombé que 16 mm en 1h.
Par contre, la station d'Albertville (en Savoie) a connu des intensités semblables à 1 heure d'intervalle (59,3 mm relevés entre 18h12 et 19h12).

15 nov 2023 : crue REMARQUABLE de l'Isère

La rivière Isère a connu une très forte crue avec un maximum le 15 novembre en mi-journée.
Les sols saturés par les épisodes pluvieux successifs depuis le 19 octobre, suivis de fortes pluies sur les Savoies le 14 novembre, ont gonflé tous les affluents de l'Isère.
À signaler aussi une isotherme 0°C temporairement à plus de 3000 m, entraînant la fonte d'une partie de la neige tombée les jours précédents et un surplus de ruissellement vers les vallées alpines — 20 cm de manteau neigeux en moins à 2200 m sur le massif de Belledonne entre le 13 et le 14/11.

Hauteur Isère 15 nov

Tous ces éléments ont fait monter l'Isère à une hauteur de 3,46m à 11h55 à la station de Grenoble/Bastille et cette station a enregistré un débit de 1036,5 m3/s à 11h10, soit l'équivalent du volume d'une piscine olympique toutes les 3 secondes (dépassant largement les débits des crues historiques de 2015 et 2001). En terme de débit, c'est la valeur la plus élevée du XXIème siècle sur le poste de Grenoble/Bastille. Malgré ces débits énormes, les digues de l'Isère ont bien joué leur rôle sur l'agglomération Grenobloise, de rares débordements très limités, principalemment à La Tronche (voir photos du quai Charpenay ci-contre).

Évolution hauteur Isère

Cette crue a été très rapide mais le niveau de l'Isère est redescendu presque aussi vite qu'il était monté, laissant beaucoup de boues, limons et branchages sur les berges; hauteur de l'Isère :
1m le 14 à 04h → 3,46 le 15 à 11h10 → 1m le 17 à 07h15.


HAUTEURS et DEBITS de l'Isère au poste Grenoble/Bastille
(du 14 novembre au 14 décembre 2023)
hauteur debit

Seconde crue (1er déc 2023) :
avec les fortes pluies du 30 nov et du 1er déc 2023 (cumul de 84 mm en 2j à SMH), nouvelle crue remarquable de l'Isère, à peine 15 jours après la crue exceptionnelle du 15 novembre. Débit maxi : 770 m3/s le 1er à 23h35
Hauteur maxi : 2,59m le 1er à 21h15

Vidéo du 1er déc (16h) hauteur à ce moment de l'Isère 2,25m avec un débit de 670 m3/s.

Troisième grosse crue de l'Isère(12–13 déc 2023)
avec 2 pics (les 12 et 13 déc 2023) :
Redoux généralisé avec importante fonte nivale (isotherme 0°C à plus de 2600m) et des pluies marquées provoquent en, à peine, un mois, une 3ème crue de l'Isère qui se fait en 2 temps du 11 au 13 décembre 2023
Débit maxi : 913 m3/s le 12 (04h40) et 934 m3/s le 13 (9h55)
Hauteur maxi : 3,06m le 12 (04h40) et 3,13m le 13 (9h55)
Vidéo du 12 déc vers 9h
(crue à 2.98 m ; débit de 890 m3/s)

Vidéo du 13 déc vers 12h
(crue à 3,05 m ; débit de 910 m3/s)


Crues de l'Isère (historique et durée de retour)

Crue historique

La crue de l’Isère du 15 novembre 2023 a eu un débit maximal de 1037 m³/s à Grenoble (Bastille). C’est le débit le plus fort enregistré depuis l’automatisation de la station (il y a environ 40 ans). Cette crue est très légèrement au-dessus de celle du 2 mai 2015 (1010 m³/s), la durée de retour d'une telle crue est estimée entre 10 et 20 ans si l'on se réfère au tableau des durées de retour ci-contre à gauche. En hydrologie, on parle de crue exceptionnelle lorsqu’elle dépasse une crue centennale, c’est-à-dire une crue dont la probabilité de survenir est de 1 % par an (débit autour de 1200-1250 m³/s à Grenoble). La crue de référence de l'Isère à Grenoble demeure celle du 2 novembre 1859 (débit d'environ 1800 m³/s) avec une durée de retour d'un tel évènement estimée à 200 ans).
La marque de cette crue bicentenale est toujours visible en face du 22 quai Perrière

Carte d'extension de la crue de 1859


Sur le tableau à gauche, toutes les crues recensées depuis 1650 avec une hauteur (Bastille) >3 m ou un débit estimé > 800m³/s.

Durées de retour

Durées de retour des crues de l'Isère

Vigilance crue

Les 3 phases de vigilance crue de l'Isère

18 Sept 2023 : cumul de pluie RECORD
à Beaurepaire dans l'ouest de l'Isère

Cumul de pluie Beaurepaire

Le 18 septembre 2023, dans un flux de sud-sud-ouest très instable, des cellules orageuses se sont succédées entre l'Ardèche, la Drôme et le Nord-Isère générant de très forts cumuls de pluie par endroits.
Elles ont particulièrement impacté l'ouest de la Bièvre et, notamment, les communes de Revel-Tourdan et de Beaurepaire.
Bilan : nombreuses caves et maisons inondées, routes coupées, coulées de boue, coupures électriques — mais heureusement, pas de victimes.

Radar 6h



Image radar de précipitations (le 18/09/2023 à 6h locales)
En rouge : les plus fortes intensités. Les croix représentent les impacts de foudre.

Radar 10h




Image radar de précipitations (le 18/09/2023 à 10h locales)

Intensités exceptionnelles Beaurepaire



À la station Météo-France de Beaurepaire (288m), située entre ces deux communes, des intensités exceptionnelles ont été relevées (records en rouge sur le tableau).

Records départementaux Isère



Les cumuls sur 6h et 12h à Beaurepaire sont de nouveaux records absolus pour le département de l'Isère (à confirmer par Météo-France).

Valeurs mensuelles Beaurepaire



À titre de comparaison, les valeurs mensuelles moyennes de pluie à la station Météo-France de Beaurepaire.

Les cumuls climatologiques journaliers du 17 (86,7 mm) et du 18/09 (84,4 mm) sont très inférieurs au cumul sur 12h (170,9 mm), car les intempéries ont touché les communes entre 3h et 15h. Une journée climatologique (en été) mesure la pluie du jour J à 8h au jour J+1 à 8h locales.

Sept 2023 : le + chaud en T moyenne
depuis le début des mesures en Isère

TMax Septembre 2023



Dans la continuité d'un été 2023 exceptionnellement chaud, poursuite des fortes chaleurs lors de la 1ère décade avec plusieurs records de température maximale pour un mois de septembre battus les 4, 10 et 11/09.
L'été 2023 se classe également au 3ème rang des + chauds sur l'agglomération grenobloise.

Températures moyennes Septembre 2023

Températures moyennes de septembre :
Malgré une baisse ensuite des températures lors des 2 autres décades, la température mensuelle moyenne à St-Martin-d'Hères s'inscrit comme la plus élevée jamais observée pour un mois de septembre, loin devant 1929 et 1961.
Le bilan au niveau départemental est pratiquement le même (+3,6°C en moyenne / moyenne 1991-2020), avec 12 stations sur 14 qui établissent un nouveau record de température mensuelle pour un mois de septembre.

Insolation :
Malheureusement, plus d'insolation représentative disponible sur l'agglomération grenobloise.
En revanche, second mois de septembre le plus ensoleillé après septembre 2018 pour les stations de St-Geoirs (+31% / normale 1991-2020) et Lyon-Bron (+36% / normale 1991-2020).

Tx Octobre 2023



Un été sans fin
.....
(1ère décade octobre)
Les valeurs estivales sont encore au programme et plusieurs records de température maximale tombent les 2, 3, 9 et 10 octobre.

Fin août 2023 : Canicule exceptionnelle
prolongée par un mois de sept historique

TMax Août 2023

L'agglomération grenobloise a connu une vague de chaleur tardive exceptionnelle en ce mois d'août 2023.
Le poste de St-Martin-d'Hères a enregistré pendant 15 jours consécutifs des maximales à plus de 35°C (du 11 au 25) et 5 jours à plus de 40°C (du 20 au 24), avec à la clé un nouveau record absolu de 42,6°C.
De nombreux postes du réseau de Météo-France ont également établi de nouveaux records absolus lors de cette journée du 24 août.
Cette longue période de canicule a pris fin avec le passage d'une perturbation orageuse très active sur l'agglomération dans la nuit du 26 au 27 (cumul de 56,5 litres/m² à St-Martin-d'Hères).
Chute brutale des températures avec une maximale de seulement 19,2°C le 27 (en l'espace de 3 jours, baisse de plus de 23 degrés pour la maximale) !
Au bilan mensuel, avec une 1ère semaine et une dernière prévue relativement fraîches, août 2023 se classe au 3ème rang des + chauds depuis 1878 pour le poste de St-Martin-d'Hères, après 2003 et 2022.
L'été 2023 se classe également au 3ème rang des + chauds sur l'agglomération grenobloise.

Radiosondage Payerne

À très haute altitude, dans la nuit du 20 au 21 août 2023, le radiosondage de Payerne (au N-E de Genève) a mesuré l'isotherme 0°C à 5298 m — altitude record depuis le début des mesures en 1954 (ancien record : 5184 m le 25/07/2022).
À noter que la barre des 5000 m n'avait été franchie que 3 fois depuis le début des mesures (la 3ème valeur étant 5117 m le 20/07/1995).
Classement bouleversé en septembre avec plusieurs valeurs au-dessus des 5000 m, dont une valeur proche du record : 5253 m (le 04/09/2023).
Avec ce nouveau dôme de chaleur, les températures sous abri s'affolent et cette chaleur va perdurer tout au long de la première décade de septembre, faisant tomber plusieurs records mensuels (voir carte de gauche).

Retour sur l'Été 2003 : le + chaud en température moyenne

Température moyenne été 2003

Malgré la succession, ces dernières années, d'étés très chauds avec des périodes caniculaires, l'été 2003 (écart de +3,5°C / moyenne 1991-2020) demeure pour le moment et assez largement le plus chaud jamais enregistré en Isère (en température moyenne).
Il devance de près de 0,9°C, en moyenne, l'été 2022 et de 1,8°C l'été 2023.
Aucun secteur du département n'avait été épargné à l'époque par ces températures d'un niveau jamais atteint auparavant.

Ce sont surtout les mois de juin 2003 (écart de +4,8°C / moyenne 1991-2020) et d'août 2003 (écart de +4,0°C / moyenne 1991-2020) qui ont été exceptionnels par la persistance de la chaleur.
Durant ces deux mois, toutes les stations (des cartes ci-dessous) ont établi des records mensuels de température moyenne qui sont toujours d'actualité au 15/09/2023.
Le mois de juillet 2003 est resté en léger retrait (écart de +1,6°C / moyenne 1991-2020), mais reste malgré tout le 7ème le plus chaud depuis le début des mesures.
À noter que les écarts ont été calculés par rapport à la moyenne trentennaire la plus récente (également la plus chaude).
Par conséquent, ces écarts seraient encore plus importants s'ils étaient faits à partir de la moyenne 1981-2010 ou d'une référence trentennaire plus ancienne.
En termes de températures maximales quotidiennes, certains des records de 2003 ont été battus, mais d'autres résistent toujours (surlignés en rose sur la carte ci-contre).
Ils avaient été établis lors des journées du 12 et 13 août, les plus éprouvantes de cet été 2003.

Juin 2003



Juin 2003 : Température moyenne
et écart à la normale

Juillet 2003



Juillet 2003 : Température moyenne
et écart à la normale

Août 2003



Août 2003 : Température moyenne
et écart à la normale

Plusieurs records de 2003 ont été battus lors de l'été 2023 (-->voir carte)

Janvier 1985 : le plus froid des mois de janvier depuis l'après-guerre

Températures janvier 1985

En ce début d'année 1985, un flux de nord-est dirige une masse d'air glacial en provenance de l'Europe de l'Est vers la France et les Alpes.
Une vague de froid longue et intense s'abat sur l'Isère avec, pratiquement, 15 jours sans dégel. Les journées les plus froides sont celles du 5 au 9 janvier.
En plaines et vallées, les températures les plus basses sont relevées le 7 avec -24,6°C à St-Geoirs, -24,0°C à La Côte-St-André, -18,3°C à Vienne, -17,9°C à St-Martin-d'Hères.
En altitude, la température s'abaisse à -28,0°C à Villard-de-Lans.
Au cours de cette période, des colonnes de glace tapissent les murs de certains immeubles grenoblois et la municipalité fait appel à des guides de haute montagne pour les briser.
Chutes de neige en tout début de mois : 16 cm relevés le 2 à St-Geoirs, 10 cm à Lyon-Bron et Grenoble.
Après le 18 janvier 1985, retour de températures plus clémentes sous l'effet d'un courant océanique plus doux et plus perturbé.

Globalement au niveau départemental, le mois de janvier 1985 a été le plus froid en température moyenne depuis 1945, devançant de peu janvier 1963 et un peu plus largement janvier 1987 et 1971 (classement à partir de 20 postes).
Plusieurs records de températures minimales datent encore de janvier 1985 🔗 .

Gelées janvier 1985



Nombre de jours avec dépassement de seuils de gelées

Jours sans dégel janvier 1985



Nombre de jours sans dégel (Tmax < 0°C)

SMH janvier 1985



Évolution des températures et cumul de pluie à St-Martin-d'Hères en janvier 1985

St-Geoirs janvier 1985



Évolution des températures et cumul de pluie à St-Etienne-de-St-Geoirs en janvier 1985

Sablons janvier 1985



Évolution des températures et cumul de pluie à Sablons en janvier 1985

Lyon janvier 1985



Évolution des températures et cumul de pluie à Lyon-Bron en janvier 1985

Villard-de-Lans janvier 1985



Évolution des températures et cumul de pluie à Villard-de-Lans en janvier 1985

1er semestre 1976 : sécheresse exceptionnelle

Pour les plus anciens, la sécheresse de 1976 est restée dans toutes les mémoires. Elle a été tellement impactante pour le pays qu'elle avait entraîné la création d'un impôt pour compenser les pertes des agriculteurs.
Elle a davantage affecté le nord et l'ouest du pays mais elle a également été exceptionnelle en Isère.
1976 demeure la référence au regard des données relevées dans les stations de l'Isère depuis 1950.
Les cumuls de pluie du 1er semestre 1976 sont et restent, globalement, les plus faibles jamais enregistrés devant ceux de 2022 et 2003.

Déficit janvier-juin 1976

Pour la grande majorité des postes disponibles (34 sur 46), le 1er semestre 1976 se classe au 1er rang des plus secs ; second rang pour 7 stations et 3ème rang pour les 5 dernières stations du panel.
Spatialement sur l'Isère, le déficit des cumuls de pluie de janvier à juin 1976 s'établit à -54% (par rapport à la moyenne 1971-2000) et de -50% (par rapport à la moyenne 1991-2020).
Côté températures, il a fait très chaud du 12 juin au 17 juillet 1976 (24 jours à + de 30°C et 12 jours à + de 32°C avec des pics à 34°C).

Pluies juillet 1976

En juillet, on relève des averses au début du mois puis de fortes pluies orageuses les 18 et 19 juillet ainsi que le 31, mais pas suffisantes pour résorber la sécheresse.
En août, des averses se produisent du 8 au 10 et autour du 15 août, puis enfin du temps plus perturbé à partir du 28 août 1976.

Comparatif Sécheresse 1976 et 2022

Les cumuls de pluie (entre janvier et juillet) de 1976 et 2022 sont très proches.
– Très peu de pluies pour les deux épisodes jusqu'en avril
– Mai et juin plus secs en 1976 qu'en 2022, mais davantage d'évaporation en 2022 sous des températures beaucoup plus élevées avec notamment un mois de mai record
– Juillet 1976 bénéficie de quelques journées orageuses alors que 2022 reste sec et exceptionnellement chaud

Au final (fin juillet), les deux sécheresses sont similaires en termes de déficit pluviométrique, mais la chaleur a été nettement plus forte en 2022, occasionnant un assèchement supplémentaire des sols.
Par conséquent,
- sur la période de janvier à juin : sécheresse plus marquée en 1976,
- mais sur la période de janvier à juillet : 2022 devance 1976.
La période sèche de 2003 arrive juste derrière celles de 1976 et 2022 et se démarque avec un été RECORD, à ce jour, jamais égalé.

Hiver 1963 : le + froid depuis la fin du XIXème siècle

Températures hiver 1963

L'hiver 1962-1963 (décembre 1962 à février 1963) a été le plus froid que l'Isère ait connu depuis 1891, avec -5,4°C en dessous de la moyenne trentennaire 1991-2020 à Grenoble .
Au cours de cet hiver, succession de 4 vagues de froid :
– 1ère semaine de décembre
– autour de Noël (du 24 au 28/12)
– la plus importante du 12/01 au 07/02
– la dernière semaine de février
Les températures moyennes départementales sont restées en dessous des -10°C du 24 au 27 décembre, les 13 et 14 janvier, du 22 au 24 janvier ainsi que du 31 janvier au 04 février.
Noël 1962 n'a jamais été aussi froid à Grenoble (-14,1°C). Les lacs d'Annecy, de Paladru et de Laffrey ont gelé, ainsi que la rivière Isère.

Eybens 1963

Évolution des températures à Eybens

La Côte-St-André 1963

Évolution des températures à La Côte-St-André

Lyon-Bron 1963

Évolution des températures à Lyon-Bron

Grande Chartreuse 1963

Évolution des températures à la Grande Chartreuse

Ci-dessous, les nombres de jours avec dépassement de seuils de gelées ainsi que les nombres de jours sans dégel (Tmax négatif).

Comparatif février 1956 vs 2024

Comparatif entre 2 mois de février extrêmes (1956 et 2024) : écart moyen journalier de 14,9°C

Février 1956 : le + froid à Grenoble depuis 1878

Températures février 1956

Vague de froid polaire exceptionnelle en ce mois de février 1956 en Isère comme sur l'ensemble du pays.
Février 1956 demeure le mois de février le plus froid jamais enregistré sur l'agglomération grenobloise depuis 1878, soit -11°C en dessous de la moyenne trentennaire actuelle (1991–2020).
Abondantes chutes de neige dans la vallée du Rhône (22 cm à Lyon), jusqu'en Provence (40 cm à Avignon) et même sur la Côte d'Azur. À Eybens : 8 cm du 12 au 13 février.
Il a fait tellement froid que le Rhône et l'Isère ont gelé par endroits, et des voitures pouvaient rouler sur le lac de Laffrey, l'épaisseur de glace étant particulièrement épaisse.
Lors des jours les plus froids (2, 10 et 11 février), la température moyenne journalière sur les postes en plaines et vallées iséroises était de l'ordre de -15°C.

Eybens février 1956

Évolution des températures à Eybens (fév 1956)

La Côte-St-André février 1956

Évolution des températures à La Côte-St-André (fév 1956)

Bourgoin février 1956

Évolution des températures à Bourgoin (fév 1956)

Lyon-Bron février 1956

Évolution des températures à Lyon-Bron (fév 1956)

Villard-de-Lans février 1956

Évolution des températures à Villard-de-Lans (fév 1956)

Ci-dessous, les nombres de jours avec dépassement de seuils de gelées ainsi que les nombres de jours sans dégel (Tmax négatif).

Comparatif février 1956 vs 2024

Comparatif entre 2 mois de février extrêmes (1956 et 2024) : écart moyen journalier de 14,9°C

Hiver 1954 : comparatif avec ceux de 1956 et 1963

L'hiver 1954 est connu par le cri d’alarme poussé par un certain abbé (le 1er février 1954) en faveur des "sans-logis", à la suite d'une vigoureuse vague de froid qui avait particulièrement touché le nord et le nord-est du pays dès le début du mois de janvier.
L'Isère, quant à elle, a connu deux périodes très froides en 1954 :
– la 1ère décade de janvier (plus froide qu'en 1956 et 1963)
– et la 1ère semaine de février (du même niveau que celles de 1956 et 1963)
Cependant, sur notre département, l'hiver 1954 demeure globalement assez largement derrière les épisodes hivernaux extrêmes de 1956 et 1963.
Point commun de ces trois hivers remarquables : une première semaine de février glaciale.

Évolution des températures MOYENNES journalières
lors des 3 hivers
(Tmoy = (Tmin + Tmax)/2)

Eybens 1954


Évolution des températures à Eybens

La Côte-St-André 1954


Évolution des températures à La Côte-St-André

Monestier 1954


Évolution des températures à Monestier

Vaujany 1954


Évolution des températures à Vaujany

Lyon-Bron 1954


Évolution des températures à Lyon-Bron

Évolution des températures MINIMALES journalières
lors des 3 hivers

Eybens Tn 1954

Évolution des températures minimales à Eybens

La Côte-St-André Tn 1954

Évolution des températures minimales à La Côte-St-André

Monestier Tn 1954

Évolution des températures minimales à Monestier

Vaujany Tn 1954

Évolution des températures minimales à Vaujany

Lyon-Bron Tn 1954

Évolution des températures minimalesà Lyon-Bron